Presse

Communiqué de l’ADL sur le projet d’assainissement collectif de Cazoulès

Bonjour

Vous trouverez, ci-après, le communiqué du conseil d’administration concernant le problème de l’assainissement le plus adapté à la campagne où nous vivons.

L’eau est et restera un bien de 1ère nécessité. Le problème qui apparaît est la dérive des prix. L’eau est abondante dans notre pays et dans notre région si bien que le coût de production est voisin de zéro…  Pour préserver cette richesse naturelle, il va de soi qu’il faut dépolluer l’eau quand elle a été polluée. Plus la densité de population est élevée et plus cette pollution se concentre… Mais rappelons ici que les densités urbaines dépassent les 1000 hbts au km2 quand elles tournent entre 50 et 100 hbts à la campagne… Il en découle, tout naturellement, que les systèmes d’épuration deviennent  très sophistiqués en ville…

L’assainissement individuel est particulièrement adapté à la campagne. Cazoulès est en zone rurale  et son projet d’assainissement collectif  soulève de nombreuses objections d’où la prise de position de l’ADL et le communiqué suivant :

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Communiqué de l’ADL sur le projet d’assainissement collectif de Cazoulès

Le Conseil d’Administration de l’ADL s’est réuni au siège social le 28 avril 2015 pour manifester son soutien au "Collectif de citoyens de Cazoulès". Ainsi, soixante-dix foyers sur la centaine à raccorder s’opposent à ce projet qui fera grimper le prix du m3 d’eau à plus de 6 € et fera exploser les factures !

L’ADL rappelle que l’eau est un besoin de première nécessité et que la campagne n’est pas le territoire de l’assainissement collectif mais bien celui de l’assainissement individuel ou regroupé (ANC : assainissement non collectif) lequel est plus adapté tout en étant moins coûteux en fonctionnement.

L’ADL rappelle que l’assainissement collectif est une technique citadine adaptée pour résoudre des problèmes propres aux densités humaines plus élevées qu’à la campagne. Sa réalisation est souvent surdimensionnée par rapport aux besoins réels. De plus, la construction et l’entretien de l’assainissement collectif sont très coûteux. L’absurdité du système est éclatante dans les communes de moins de 3 000 habitants où toutes les dépenses d’investissement et de fonctionnement sont également financées par ceux qui n’y sont pas raccordés. Il y a souvent une situation abusive voire scandaleuse. Ainsi, les petites communes qui se lancent dans de tels projets d’assainissement collectif en viennent à s’asphyxier financièrement. De ce fait, le bon sens recommande la plus grande prudence… surtout pour ce projet qui semble avoir été initialisé pour ne régler que le problème d’assainissement du camping municipal situé en zone inondable. Ainsi, se limiter au traitement du camping éviterait d’engager des dépenses pharaoniques pour les Cazoulésiens et, cerise sur le gâteau, cela ne grèverait pas déraisonnablement leurs factures d’eau.

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Article du spécialiste Marc Laimé, intitulé « REMOUS »

Bonjour,

Pour information, vous trouverez ici un article du spécialiste Marc Laimé (auteur du célèbre site eaux glacées)  concernant le nouveau réseau de la confédération indépendante de l’assainissement non collectif équitable. L’article est intitulé « REMOUS »

 

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REMOUS

ANC : création d’une confédération nationale d’usagers

par Marc Laimé, 21 mars 2015

Le week-end dernier à Argenton-l’Eglise dans les Deux-Sèvres une quinzaine d’associations venues de la France entière ont créé le réseau « Confi-ANC-e », pour Confédération indépendante pour un assainissement non collectif équitable, qui entend défendre les 5 millions et demi de foyers français concernés par l’ANC, en proie depuis des années à des dérives innombrables.

Eaux Glacées a très longtemps chroniqué les pratiques délétères découlant de la mise en œuvre d’une nouvelle réglementation en matière d’assainissement non collectif à dater de 2007.

Depuis lors la colère n’a cessé de gronder dans les campagnes. Contraints, par une réglementation taillée sur mesure pour le plus grand profit des industriels de l’eau et de l’assainissement, ce sont plus de 12 millions de citoyens, des familles, des personnes âgées, souvent des gens de peu, qui se trouvent assujettis à des services« publics » aux pratiques erratiques.

Les services publics de l’assainissement non collectif (SPANC) étant gérés en toute « autonomie » par les collectivités locales, on a vu se développer sur le territoire national, des pratiques aussi disparates qu’inégalitaires, quand elles ne sont pas abusives, voire illégales. Avec, à la clé, des obligations de travaux dispendieuses, le plus souvent injustifiées.

Engagées depuis des années dans un bras de fer pour faire valoir des principes nécessaires de pragmatisme, d’égalité de traitement et de respect de la loi, quinze associations, réparties dans l’hexagone, ont décidé de se regrouper pour fonder le réseau Confi-ANC-e (Confédération Indépendante pour un Assainissement non collectif Équitable).

Pourquoi un nouveau réseau ?

Les associations de défense de l’environnement ne se sont pas investies sur cette question. Côté associations de défense de consommateurs, c’est la CLCV qui a décidé dans un premier temps de se mobiliser.

Ainsi Claude Réveillaut, l’une des fondatrices du nouveau réseau, s’est investie plus de cinq années, en qualité de référente nationale CLCV dans ce qui s’est très vite révélé une bagarre titanesque.

Elle a pu mesurer, en siégeant à ce titre au Comité national de l’eau, et en participant aux groupes de travail spécialisés mis en place par le ministère de l’Ecologie, mais qui sont en fait sous l’emprise des puissants intérêts privés qui entendent bien faire de l’ANC leur chasse gardée, combien même une association comme la CLCV ne pouvait poursuivre dans la durée une action qui demande désormais, expérience faite, à se déployer sous d’autres formes.

Foin des dérobades et des escarmouches sans fin. Les propriétaires d’installations privées de traitement des eaux usées se sont longtemps contentés de repousser les contrôles de leurs installations avec le risque d’une amende.

Avec le nouveau réseau Confi-ANC-e, l’affaire va aussi se jouer désormais devant les tribunaux. 
Claude Réveillaut a trouvé auprès de France Libertés l’appui qui lui faisait défaut.

Dénonçant les abus et le pouvoir des « Ttrois sœurs  : Veolia, Saur et SUEZ-Lyonnaise des eaux », elle fustige les politiques inertes. « Un service public ne se vend pas  : il se défend  ! ».

La défense des usagers bénéficiera aussi désormais du concours d’un avocat spécialiste des problèmes de l’eau.« La mise en œuvre chaotique des Spanc se poursuit depuis 20 ans dans un incroyable imbroglio réglementaire qui enserre les usagers dans un véritable marché captif, aux mailles de plus en plus serrées. » Elle accuse ces industriels avides de la manne générée par l’ANC qui ont pris le pouvoir, « ce sont eux qui écrivent les lois. On arrête la danse du ventre et les parlottes  ! ».

Fort de l’expérience de ses membres le réseau a élaboré une Charte qui guidera son action.

Et c’est en partenariat avec la fondation France Libertés que la nouvelle confédération va conduire des actions d’envergure, parmi lesquelles sont d’ores en déjà envisagées plusieurs actions devant les tribunaux.

Contact :

contact@reseauconfiance.org

Le site internet va très bientôt être mis en ligne.

Sud Ouest

Article du 25 Juin 2011  : Sud Ouest 25062011Sud Ouest 25062011

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Date de dernière mise à jour : 2015-09-13 16:59:41